Pour un vrai engagement grâce au digital.

Lorsque la section pub de St.Luc m’a sollicité pour rédiger un billet d’humeur pour TaMèreLaPub, la question du sujet a très rapidement pointé son nez et je me suis décidé à parler de ce qui me tient à cœur : les grandes causes.

On ne compte plus les évènements catastrophiques qui font la Une ; à côté de cela, les associations n’ont vraisemblablement jamais autant communiqué : aides humanitaires, appels aux dons, actions de mobilisations, pétitions.

Entre une publicité pour le camembert et la nouvelle BMW Série 1, on voit un appel aux dons de l’Unicef pour la Corne de l’Afrique. Avec les mêmes supports, les mêmes codes que les publicités « traditionnelles », le « non-profit » est un secteur qui attire finalement bien les spécialistes de la communication.

Certaines actions sortent du lot lorsqu’elles gagnent un Lion comme Greenpeace avec DDB Paris pour A New Warrior , Greenpeace encore avec la parodie de la fameuse pub « the Force » de Volkswagen et son petit Dark Vador, un mur parlant à Paris pour Solidarités International, Aides et son sexy finger, le Parti contre le Cancer avec une campagne sous forme de candidature à la présidentielle, le superbe spot d’ADT Quart Monde ou encore Amnesty International avec Faites le signer!.

La liste (non exhaustive) peut être un peu trop longue et la multiplication de ce type d’opérations ouvre légitimement la voix aux critiques du public de plus en plus publiphobe, puisque les méthodes utilisées sont les mêmes que n’importe quelle autre marque.

À la différence d’une marque de la grande distribution, les associations ou les organismes à but non lucratif demandent l’engagement (un vrai !) de leurs cibles. Un engagement évoluant au rythme des supports de communication. De la pétition papier et du bocal en métal de la Croix Rouge, nous sommes passé à des pétitions virtuelles où l’internaute remplit en 1 minute un formulaire avec un nom, prénom, et un e-mail.

Sans aucun doute, le geste est plus rapide pour le signataire mais reste que le contact humain, le discours d’un ou d’une volontaire passionnée par son combat est laissé sur le bord de la route.

L’ère de l’engagement virtuel ne sert pas le propos des associations et les objectifs des organisations mais elle favorise sans aucun doute le nombre de participations « virtuelles » à ces actions.

Qu’en est-il de l’implication, de l’engagement, de la sensibilisation de l’internaute ?

Une des premières solutions serait peut être de créer des dispositifs digitaux plus impliquant que de simple bannières ou site évènementiels?
Il y a pourtant un risque : favoriser la qualité à la quantité. Quelque chose de difficile à accepter pour n’importe quelle structure de ce type et surtout en communication.

Je vous laisse là dessus, sur un défi adressé aux quelques agences travaillant (parfois gratuitement ou presque) pour ces organismes : celui de retrouver cette petite chose qui fait que les individus s’engagent et s’impliquent pour une cause, sur le long terme.

Peut-être qu’on entendra alors beaucoup plus parler de ces campagnes, souvent remarquables, dans notre petite sphère de blogueurs marketing et surtout bien au-delà.

(par Richard Von Sternberg, planneur chez Tequila Rapido et créateur de Delapubmaispasque.fr à suivre aussi sur Facebook. UN TRES GRAND MERCI A LUI !!)