(par Simon Lamasa)

Lors d’une catastrophe telle que celle que le Japon vient de subir ou celle du séisme du 26 décembre 2004, la mobilisation est proportionnelle à l’importance de la crise. Et c’est donc bien souvent la presse qui en est le point de départ. Seulement, à mesure que le choc des images s’attenue et que le monde continue de tourner, les media se désintéressent progressivement de la situation.

Or, ce sont justement les périodes de « post-crise » ou les situations les moins vendeuses (ou disons plutôt les moins choquantes) qui font le plus de dégâts… Des dégâts considérables… Il y a une chose qui tue bien plus que tous les tsunamis, tous les tremblements de terre et toutes les guerres du monde réunis ; la chose la plus banale qu’il soit sur notre planète : l’eau (oui je sais c’était dans le titre…  …  …Oh ça va hein!)

En effet, l’eau est la première cause de mortalité dans le monde. Elle tue 3,6 millions de personnes chaque année (soit 17 tsunamis comme celui de décembre 2004 par an), simplement parce que plus d’un milliard d’entre nous n’ont que de l’eau dégueulasse à boire… Et pas dégueulasse genre eau-du-robinet-avec-un-goût-de-javel, de l’eau VRAIMENT dégueulasse. Et étant donné que cette eau là ne tue pas avec fracas et n’attire pas les caméras du monde entier, Solidarités International et son agence BDDP Unlimited ont réalisé ce superbe spot à la fois poétique, touchant et juste. Pas larmoyant, simplement magnifique. Je dirais presque parfait.

Le 22 mars aura donc lieu la Journée de l’eau ; l’occasion de rappeler que si l’eau peut tuer en montrant ponctuellement toute l’étendue de sa puissance, elle peut être beaucoup plus destructrice lorsqu’elle est simplement bue. Et ce quotidiennement.